Mars bleu : le mois du dépistage du cancer colorectal

Chaque année le cancer colorectal (CCR) touche environ 43 000 nouvelles personnes tous les ans. Mais s’il est détecté à un stade précoce, il peut être guéri dans 9 cas sur 10. Il est donc important d’identifier les facteurs de risque, les symptômes et réaliser un dépistage à partir de 50 ans.

 

Les facteurs de risque

Le cancer colorectal est un cancer qui prend de l’ampleur avec l’âge. Il est rarement diagnostiqué avant 45 ans. 2ème cancer le plus meurtrier, le cancer colorectal est un problème important de santé publique dans les pays développés à population vieillissante, car l’âge moyen au moment du diagnostic est de 70 ans. Fréquent aussi bien chez l’homme avec en moyenne 9209 morts par an, que chez la femme, avec en moyenne 7908 morts par an.

Mais ce cancer est beaucoup associé à un régime alimentaire pauvre en fibres et d’une importante consommation de viande rouge, de graisses animales et les boissons alcoolisées. D’après une méta-analyse et des études de cohortes, le risque de cancer colorectal évolue environ à 41% pour les individus en surpoids et en obésité.

Les produits de dégradation du tabac constituent aussi un facteur de risque. Il augmente selon la durée de la période pendant laquelle vous fumez et la quantité fumée. Les personnes ayants des antécédents médicaux tels que le cancer du sein ou une maladie inflammatoire de l’intestin (MII) ou des antécédents familiaux de cancer colorectal ont plus de risque d’avoir un cancer du côlon.

 

Un mode de vie sain avec une importante consommation de fruits et légumes et sans tabagisme et une activité physique régulière permet de réduire les risques de cancer colorectal. Les risques de développer un cancer du côlon sont de 18% et 20% inférieurs pour les personnes pratiquant une activité physique régulière.

 

Les symptômes & le diagnostic

Le cancer colorectal reste longtemps asymptomatique. Lorsque les symptômes apparaissent, ils sont souvent le signe d’un cancer déjà évolué. Ainsi, plus le diagnostic tarde à être posé et plus ces symptômes sont nombreux et fréquents. Tels que les douleurs abdominales liées à la contraction de l’intestin évoluant par des crises de deux ou trois jours, ou encore des troubles du transit intestinal (constipation brutale, diarrhée prolongée, etc). La présence de sang dans les selles passant le plus souvent inaperçue est aussi l’un des symptômes du cancer du côlon, tout comme une anémie. À un stade plus avancé, des complications peuvent survenir comme l’occlusion intestinale ou la perforation tumorale, qui demandent une prise en charge en urgence.

 

Il est donc important d’évaluer l’état général d’un patient et de rechercher les facteurs de risque et les antécédents personnels ou familiaux du patient. En premier lieu, un examen clinique et un interrogatoire sera fait. Ensuite il est possible de réaliser un toucher rectal pour tout d’abord diagnostiquer un cancer du rectum s’il est situé à moins de 8cm de l’anus. Cela permet d’évaluer la taille d’une tumeur rectale.

Les personnes présentant des facteurs de risque ou des symptômes significatifs, doivent réaliser une coloscopie. Cet examen a pour objectif de visualiser la muqueuse de la paroi intestinale.

Suite à ces diagnostics, un bilan d’extension est indispensable afin d’établir les degrés d’évolution et d’agressivité de la tumeur et de choisir le traitement le plus adapté.

 

Les dépistages et les traitements

En France, depuis 2010 un programme de dépistage organisé du cancer colorectal est mis en place pour les personnes âgées de 50 à 74 ans. Un dépistage organisé consiste à inviter une partie de la population reconnue comme étant à risque de cancer à faire un test. L’objectif est de réduire la mortalité globale liée à cette maladie en invitant ces personnes tous les deux ans afin de pratiquer un test de dépistage.

Le dépistage est un test immunologique qui consiste à déceler la présence de sang humain dans les selles. Un test rapide et efficace à faire chez soi. Le kit est distribué par l’assurance maladie.

Si ce dépistage s’avère être positif, il existe plusieurs traitements. Tout d’abord lors de la coloscopie, il est possible de réaliser l’ablation de la tumeur lorsqu’elle est précancéreuse ou superficiellement cancéreuse.  Cette ablation est à elle seule curative. Cependant, si l’analyse indique la présence de cellules cancéreuses il faut la plupart du temps planifier une intervention chirurgicale complémentaire.

Pour les tumeurs plus évoluées, la chimiothérapie est recommandée après la chirurgie afin de réduire le risque de récidive. Elle est aussi prescrite avant une intervention chirurgicale pour les cancers colorectaux métastasés. Une cure de plusieurs jours sera ensuite prescrite aux patients.

Que rembourse l’Assurance maladie ?

Le dépistage organisé du cancer colorectal est entièrement pris en charge par l’Assurance maladie. L’assuré ne doit en aucun cas avancer de frais. Le kit de dépistage sera envoyé au domicile des personnes afin de réaliser un test immunologique de dépistage. Ce kit est donc gratuit pour les personnes de 50 à 70 ans, un courriel vous sera envoyé pour vous inviter à aller retirer le kit chez votre médecin traitant.

 

En revanche, la consultation chez votre médecin traitant ainsi que la coloscopie sera remboursée dans les taux habituels et selon votre gamme auprès de votre mutuelle.

2021-03-05T08:19:46+00:0005 mars 2021|
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