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Mieux comprendre les maladies d’hiver : les virus les plus courants

Avant d’agir, il faut comprendre. En collectivité, nous travaillons souvent proches les uns des autres. C’est pratique, mais en hiver, cela peut aussi être un point faible. 

Résultat : les maladies circulent plus vite dans les bureaux en hiver. 

Voici les virus que vous croisez le plus souvent pendant cette période. 

La grippe saisonnière : la reine de l’absentéisme

C’est sans aucun doute l’infection respiratoire la plus redoutée. Contrairement à un simple rhume, elle cloue littéralement au lit. 

Elle se manifeste par : 

  • de forts maux de tête ; 
  • une fatigue intense ; 
  • des courbatures ; 
  • des frissons ;  
  • une forte fièvre. 

Les gastro-entérites : l’invité surprise des repas de fête

Très fréquent en hiver, ce virus se transmet à une vitesse fulgurante dans les espaces communs (salles de pause, cantines). 

Les gastro-entérites finissent par provoquer : 

  • des douleurs au ventre ; 
  • des troubles digestifs importants ; 
  • une fatigue soudaine. 

Un seul cas peut suffire à contaminer plusieurs collègues. 

Les infections respiratoires mineures

Les rhumes, rhinopharyngites et bronchites font aussi partie des maladies les plus courantes en hiver. 

Leurs signes sont facilement reconnaissables : 

  • écoulements nasaux ; 
  • éternuements répétés ; 
  • et toux. 

Elles sont souvent moins graves, mais elles fatiguent et se transmettent plus facilement. 

Important :
« La grippe n’a pas disparu. Les épidémies saisonnières de grippe restent toujours imprévisibles et dangereuses et sont responsables chaque année plus de 10 000 décès, principalement chez les personnes à risque. »
Source : Ministère de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées 

L’impact direct sur la collectivité : quand le service public se « grippe »

Quand les maladies d’hiver s’invitent dans une collectivité, ce n’est jamais anodin. 

L’absentéisme n’est pas juste un chiffre sur un tableau Excel. C’est concrètement : 

  • une surcharge de travail pour les collègues présents, qui doivent « faire avec » ; 
  • une baisse de la qualité du service rendu à l’usager (guichets fermés, délais allongés, etc.) ; 
  • un coût financier non négligeable pour les collectivités : remplacements, heures supplémentaires et réajustements permanents. 

Et au milieu de tout ça, il y a ceux et celles pour qui les virus de l’hiver ne sont pas juste « désagréables ». 

  • Les personnes atteintes de maladies chroniques : pour un agent souffrant d’asthme ou de diabète, une simple grippe peut dégénérer. 
  • Les femmes enceintes : leur système immunitaire est naturellement plus sollicité, ce qui les rend plus vulnérables aux maladies en hiver. 
  • Les seniors : qu’il s’agisse d’usagers ou de collègues en fin de carrière, la vigilance doit être doublée. 

Pourtant, une grande partie de ces conséquences peut être évitée en faisant en sorte de réduire les risques de transmission.

Maladies hivernales : ces gestes qui changent tout au bureau

On les connaît tous, mais les a-t-on vraiment intégrés ? Les gestes barrières ne sont pas une mode postpandémie. Ils constituent la base essentielle de la prévention en milieu professionnel.  

Et, bonne nouvelle : il n’est pas nécessaire de tout révolutionner pour limiter la transmission des maladies en hiver.

1. Le lavage des mains, l’acte numéro 1

Il s’agit dugeste le plus simple et le plus efficace. Nos mains touchent tout : les poignées de porte, le clavier, le téléphone, puis notre visage. 

Et selon l’Agence Régionale de Santé (ARS), en moyenne, on se touche le visage 3 000 fois dans la journée ! 

Utiliser du savon, ou une solution hydroalcoolique, plusieurs fois par jour, casse littéralement la chaîne de contamination. 

Conseil d’expert : ne vous contentez pas d’un rinçage express. Un lavage efficace dure 30 secondes, avec de l’eau et au savon, en insistant bien entre les doigts et sous les ongles. 

2. L’hygiène respiratoire : une question de savoir-vivre

Vous sentez les premiers écoulements nasaux ? Ou cette envie irrépressible d’éternuer ? Suivez toujours cette règle d’or : toussez dans le pli de votre coude. 

Pour le nez, le mouchoir à usage unique est votre meilleur ami. Et une fois que vous vous êtes mouché, toussé ou éternué, hop, direction la poubelle et lavage des mains immédiat. 

Laisser traîner un mouchoir sur le coin du bureau, c’est laisser les virus en libre circulation. 

3. Le masque : un réflexe citoyen et professionnel

C’est devenu une habitude pour certains, un mauvais souvenir pour d’autres. Mais remettons les pendules à l’heure. 

Porter un masque en cas de symptômes (toux, écoulements nasaux) est une marque de respect immense pour vos collègues et les usagers. Cela bloque la projection de gouttelettes chargées de virus lors des discussions ou des réunions. 

4. Aménager l’espace de travail

Au-delà des gestes individuels, notre environnement professionnel joue un rôle clé dans la lutte contre les virus. 

Une collectivité bien entretenue, c’est une collectivité qui encaisse mieux les maladies d’hiver. 

  • Aérer systématiquement 10 minutes chaque heure : pour renouveler l’air et évacuer les particules virales en suspension. 
  • Nettoyer les surfaces partagées : claviers, téléphones, rampes et poignées sont de véritables nids à microbes. 
  • Privilégier la distanciation physique : en période de pic, éviter les embrassades, les poignées de main ou les accolades. 

Dans ce contexte, la prévention ne peut pas s’arrêter aux seuls gestes barrières. 

Pour faire face aux maladies d’hiver et à leurs conséquences sur la santé des agents, un accompagnement santé adapté est indispensable.

La Mutuelle des Services Publics (MSP) propose justement une couverture santé dédiée spécialement aux agents territoriaux, avec des garanties renforcées, des remboursements optimisés et des services pensés pour sécuriser chaque étape de la vie professionnelle, où l’on a simplement besoin et envie d’être mieux protégé. 

Plus qu’une simple mutuelle, la MSP s’impose comme un partenaire stratégique pour soutenir durablement la performance du service public.

Vaccination : l’arme fatale contre la grippe saisonnière

Entre doutes et convictions, le sujet du vaccin contre la grippe anime souvent les discussions à la machine à café. 

Pourtant, au-delà d’un simple choix personnel, il doit être perçu comme un véritable levier collectif pour traverser la saison sans trop de dégâts. L’enjeu dépassant largement la sphère individuelle dans les métiers du service public. 

  • Protéger ceux qui nous entourent : se faire vacciner, c’est participer à une protection collective, en particulier pour les femmes enceintes ou les agents atteints de maladies chroniques. 
  • S’épargner des semaines au lit : la grippe n’est pas un simple coup de froid. C’est une infection respiratoire qui peut laisser sur le carreau pendant une dizaine de jours. 
  • Maintenir les services à flot : la vaccination reste l’un des meilleurs moyens de réduire les risques de voir tout un bureau se vider en quarante-huit heures. 

Bon à savoir :
« Le vaccin contre la grippe est pris en charge à 100 % pour les personnes à risque. Les personnes concernées reçoivent un bon de prise en charge de l’Assurance maladie leur permettant de retirer gratuitement le vaccin en pharmacie. »
Source : Agence Nationale de Santé 

Virus hivernal : que faire dès les premiers symptômes ?

Vous sentez ce petit frisson dans le dos, cette gorge qui gratouille ? Quand il s’agit de maladies d’hiver, chaque action compte.

1. Communiquez avec votre hiérarchie

Pas besoin d’entrer dans les détails intimes, mais signaler que vous êtes en période d’incubation permet à l’équipe de redoubler de vigilance.

2. Adoptez immédiatement les gestes barrières

Pensez à porterun masque en cas de symptômes. Et surtout, intensifiez le lavage des mains, à l’eau et au savon, après vous être mouché, avoir toussé ou éternué. 

3. Écoutez votre corps

Si vous pouvez télétravailler, c’est le moment idéal. 

Si vous devez être sur site mais que vous êtes très contagieux, demandez-vous si votre présence est indispensable. 

4. Consultez si besoin

Ne traînez pas une angine ou une bronchite. Une infection mal soignée peut entraîner des complications et un arrêt plus long. 

Au fond, il ne sera jamais possible de faire disparaître complètement les maladies d’hiver. Mais chaque geste barrière adopté peut en limiter l’impact. Parce que se protéger, c’est aussi protéger ses collègues et les usagers. Alors, prêt à passer un hiver sans mouchoirs ?

L’essentiel à retenir :
Pour protéger votre santé et celle de votre équipe, gardez en tête ces réflexes indispensables qui font barrage aux maladies d’hiver :

  • le lavage des mains : 30 secondes à l’eau et au savon, systématiquement après avoir mouché, toussé ou éternué ;
  • l’hygiène respiratoire : utilisez un mouchoir à usage unique et éternuez dans votre coude pour limiter la transmission ;
  • le réflexe masque : pensez à porter un masque en cas de symptômes pour protéger vos collègues et les usagers ;
  • l’assainissement des bureaux : aérez 10 minutes par heure et désinfectez les surfaces partagées pour chasser les virus.

Cet article a été relu et approuvé par un expert en santé et bien-être de la MSP, acteur reconnu dans les domaines de la santé, de l’assurance et de la prévoyance des agents publics, titulaires ou contractuels. Il est destiné à des fins purement informatives.

FAQ – Maladies d’hiver​ : les questions les plus fréquentes 

À quelle période les maladies d’hiver sont-elles les plus fréquentes ?
Les maladies d’hiver sont particulièrement fréquentes entre novembre et mars. Lorsque les températures baissent et que les activités se déroulent davantage en intérieur. Le froid favorise la circulation des virus de l’hiver et fragilise les défenses immunitaires, ce qui augmente les risques d’infection. 

Mon collègue tousse sans mettre de masque, que puis-je faire ?
Avec tact et bienveillance, rappelez-lui que le masque protège les autres et qu’en cette période, vous seriez plus rassuré s’il le portait. La prévention des maladies d’hiver est l’affaire de tous. 

Comment prévenir les maladies d’hiver au sein d’une collectivité ?
La direction peut agir en mettant à disposition du gel hydroalcoolique et des masques gratuits, en installant des affiches pour rappeler les bonnes pratiques du lavage des mains et en nettoyant régulièrement les surfaces de contact.