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La position assise prolongée : de quoi parle-t-on vraiment ?

Quand on parle de position assise prolongée, il ne s’agit pas simplement du fait de s’asseoir pour travailler. Il s’agit de ces journées où vous vous installez à votre poste de travail le matin… Et où, sans vraiment vous en rendre compte, vous avez passé 7 ou 8 heures par jour, voire plus, dans la même posture assise. 

Cela vous semble familier ? 

Le véritable problème ce n’est pas de travailler en position assise. Mais plutôt, le temps passé assis, lorsque : 

  • vous enchaînez les dossiers sans vous lever ; 
  • vous restez concentré devant l’écran bien au-delà de 30 minutes ; 
  • vous oubliez de changer de position. 

Petit à petit, la position assise prolongée devient la norme. Elle dicte votre journée de travail sans que vous vous en rendiez compte. 

Le problème ? Notre corps n’est pas conçu pour de longues périodes d’immobilité.

Le saviez-vous ?
Les adultes passent en moyenne 12 heures par jour assis les jours travaillés, et 9 heures par jour assis les jours non travaillés. La France est particulièrement concernée par cette problématique.

Source : Centre ministériel de valorisation des ressources humaines

Position assise prolongée : un danger invisible qui s’installe en silence

Contrairement à un accident ou à une douleur aiguë, les effets de la position assise prolongée s’installent lentement. Et, c’est précisément ce qui la rend dangereuse. 

Vous vous reconnaissez peut-être dans ces situations : 

  • une raideur dans le bas du dos en fin de journée ; 
  • des douleurs cervicales qui apparaissent sans prévenir ; 
  • une sensation de jambes lourdes ; 
  • une fatigue générale malgré un travail “statique”. 

Lorsque vous restez figé dans une posture assise pendant de longues périodes, le métabolisme ralentit. La circulation sanguine devient moins fluide, et l’absence de contraction musculaire au niveau des jambes empêche un retour veineux efficace. 

À partir de là, les risques pour la santé commencent à pointer le bout de leur nez.

Position assise prolongée : quels impacts sur la santé des agents administratifs ?

Travailler en position assise prolongée n’est pas anodin. Si vous ressentez une raideur dans la nuque en fin de journée ou une lourdeur dans les jambes, votre corps vous envoie déjà des signaux d’alerte.

1. Les troubles musculosquelettiques (TMS)

C’est le mal du siècle dans nos bureaux. Les troubles musculosquelettiques surviennent lorsque l’aménagement de notre poste de travail n’est pas optimal. 

Une mauvaise chaise de bureau ou un écran mal placé forcent le corps à compenser, créant des tensions chroniques. 

À la longue, ces compensations deviennent des douleurs chroniques :  

  • épaules tendues ; 
  • poignets sensibles ; 
  • et dos de plus en plus crispé.

En France, les troubles musculo-squelettiques (TMS) ont augmenté de 6,7 % entre 2023 et 2024 et représentent 90 % des Maladies Professionnelles.

Source : Ameli, le site de l’Assurance Maladie en ligne

2. Une pression excessive sur la colonne vertébrale

En position assise, la charge sur les disques intervertébraux est bien plus élevée que debout. Cette pression excessive peut mener, à terme, à des hernies discales ou à une sciatique persistante.

Et là encore, les effets ne sont ni immédiats, ni brutaux. Ils sont silencieux et progressifs.

3. Maladies cardiovasculaires et métaboliques

Le manque d’activité physique lié à la position assise prolongée augmente considérablement les risques de développer des maladies cardiovasculaires et le diabète de type 2. 

Le corps ne brûle plus les graisses et les sucres de la même manière lorsqu’il est au repos forcé. 

La réalité est simple : notre corps est fait pour bouger, pas pour rester figé toute la journée. 

4. Fatigue mentale et baisse de concentration

On parle beaucoup des douleurs physiques, mais la position assise prolongée impacte aussi la concentration. 

Rester immobile dans le même espace de travail pendant des heures diminue la vigilance. L’oxygénation est moins dynamique. Le cerveau fonctionne en mode “économie d’énergie”. 

C’est souvent à ce moment-là que : 

  • la concentration baisse ; 
  • les erreurs augmentent ; 
  • la fatigue s’installe plus vite. 

De tels risques peuvent inquiéter. Mais ils doivent surtout vous rappeler une chose : votre engagement professionnel mérite une protection à la hauteur. 

La Mutuelle des Services Publics (MSP) propose justement une couverture santé adaptée aux besoins des agents publics. Les garanties proposées ont été pensées pour vous. Pour les réalités et pour les risques liés au travail administratif : TMS, consultations spécialisées, prévention. 

Parce que choisir une mutuelle qui comprend votre quotidien, c’est aussi une façon de vous respecter et de vous protéger durablement.

7 astuces pour casser le cycle de la position assise prolongée

Voici venu le moment pratique. Comment, concrètement, un agent public surchargé de travail peut-il intégrer de l’ergonomie dans son quotidien sans perdre en productivité ?

1. La règle d’or des 30 minutes

Notre corps a besoin de changement. L’idéal est de ne pas rester statique plus de 30 minutes d’affilée. Pas besoin de faire un marathon ! Il s’agit juste de rompre la sédentarité.

  • Levez-vous pour aller boire un verre d’eau (en plus, l’hydratation est bonne pour les disques vertébraux). 
  • Au lieu d’envoyer un mail à votre collègue du bureau d’à côté, allez le voir. 
  • Imprimez votre document sur l’imprimante partagée la plus éloignée de votre bureau.

2. L’importance cruciale d’un repose pieds

C’est l’accessoire le plus sous-estimé du bureau. Lorsque vos pieds ne touchent pas parfaitement le sol, la circulation sanguine est entravée. 

Un repose pieds, même artisanal (une pile de gros classeurs peut dépanner !), permet de soulager les jambes et de maintenir un bon angle pour les genoux.

3. Choisir un siège réglable en hauteur

Si votre administration renouvelle le mobilier, militez pour des chaises réglables en hauteur.

Un bon réglage suit la règle des angles droits : 

  • coudes à 90° par rapport au bureau ; 
  • genoux à 90°, les pieds bien à plat ; 
  • regard horizontal vers le haut de l’écran.

Le saviez-vous ?

Votre administration dispose souvent d’un conseiller en prévention ou d’un ergonome. N’hésitez pas à le solliciter !

4. Dynamiser son travail en position assise

Le travail en position assise ne signifie pas “travail immobile”.

Vous pouvez contracter vos abdominaux en douceur, rouler vos épaules pour évacuer les tensions, ou faire des cercles avec vos chevilles sous le bureau. 

Ces micromouvements relancent la circulation et réveillent les muscles endormis.

5. Profiter de chaque pause pour bouger

L’activité physique ne se résume pas à la salle de sport. Lors de votre pause déjeuner, marchez 15 minutes. 

Par exemple, montez les escaliers au lieu de prendre l’ascenseur. 

Une activité physique légère mais régulière permet de contrebalancer les effets de la position assise prolongée. 

6. Mieux organiser sa journée de travail

Essayez de varier les tâches. Alternez des phases de concentration intense sur écran avec des tâches administratives qui vous obligent à vous déplacer (classement, ouverture du courrier, etc.). 

Structurer votre journée de travail de manière dynamique est bénéfique pour la santé et pour la concentration.

7. L’automassage express

Entre deux dossiers, prenez deux minutes pour masser vos trapèzes (ces muscles entre le cou et l’épaule). 

Une petite pression des doigts sur les points douloureux peut suffire à détendre une zone crispée par des heures de travail en position assise prolongée. 

La position assise prolongée s’est installée dans votre quotidien sans faire de bruit. Mais votre corps, lui, ressent chaque heure passée immobile sur votre chaise. Bouger un peu, écouter ses signaux, ajuster ses habitudes… et si prendre soin de vous devenait aussi naturel que faire votre travail ?

L’essentiel à retenir :

Pour limiter les effets de la position assise prolongée, quelques ajustements simples peuvent transformer votre quotidien.

  • Ne restez pas assis plus de 30 minutes d’affilée : levez-vous, marchez, changez de posture.
  • Adaptez votre poste de travail : chaise réglable en hauteur, repose pieds, écran à bonne hauteur.
  • Intégrez des micromouvements et alternez les tâches pour éviter les longues périodes immobiles.
  • Profitez de chaque pause pour ajouter un peu d’activité physique à votre journée.

Cet article a été relu et approuvé par un expert en santé et bien-être de la MSP, acteur reconnu dans les domaines de la santé, de l’assurance et de la prévoyance des agents publics, titulaires ou contractuels. Il est destiné à des fins purement informatives.

FAQ – Position assise prolongée​ : les questions les plus fréquentes 

Comment reconnaître les premiers effets de la position assise prolongée ?
Les premiers signaux d’alerte incluent souvent des douleurs aux lombaires, une raideur dans la nuque, des fourmillements dans les jambes ou une fatigue visuelle accrue. 

La position assise prolongée est-elle plus risquée avec l’âge ?
Oui. Avec l’âge, les tissus perdent en souplesse. La position assise prolongée peut alors aggraver plus rapidement les douleurs articulaires et musculaires. 

Faut-il absolument un bureau assis-debout pour être en bonne santé ?
Le bureau assis-debout est un outil fantastique, mais ce n’est pas une obligation absolue. Son principal avantage est de permettre de varier facilement les postures et de rompre la position assise prolongée.